Infertilité masculine. Fragmentation de l’ADN du spermatozoïde

DÉFINITION DE LA FRAGMENTATION DE L’ADN SPERMATIQUE

Quelle est la fragmentation de l’ADN spermatique et quelle est son importance?

La fragmentation de l’ADN spermatique, comme l’indique son nom, fait référence à des ruptures et des lésions dans le matériel génétique du spermatozoïde.

Plus le nombre de lésions est élevé, moins l’intégrité du matériel génétique et les probabilités que se produise une grossesse à terme seront élevées.

Ces lésions de l’ADN peuvent-elles être réparées?

Dans certains cas, l’ovocyte peut réparer les dommages de l’ADN du spermatozoïde qui l’a fécondé. Cela va dépendre de plusieurs facteurs:

  • Le type de lésion de l’ADN.
  • Le pourcentage de l’ADN du spermatozoïde affecté.
  • La qualité de l’ovocyte, puisque de cela va dépendre le fait que les dommages de l’ADN dans le spermatozoïde puissent être réparés ou non. Ce paramètre est généralement lié à l’âge de la patiente.

Est-il possible qu’il existe des différences entre deux échantillons d’un même patient?

Oui, les niveaux de fragmentation de l’ADN peuvent être différents d’un échantillon à un autre obtenu une ou plusieurs semaines plus tard.

Existe-t-il un traitement qui améliorerait les niveaux de fragmentation de l’ADN spermatique?

Certaines études indiquent que le traitement avec antioxydants peut réduire significativement les niveaux de fragmentation de l’ADN. Même ainsi, il est possible que certains patients ne répondent pas au traitement, surtout lorsque le dommage de l’ADN est induit par des facteurs toxiques ou de fortes températures qui activent les caspases et endonucléases spermatiques.

Certaines études indiquent que le traitement avec antioxydants peut réduire significativement les niveaux de fragmentation de l’ADN. Même ainsi, il est possible que certains patients ne répondent pas au traitement, surtout lorsque le dommage de l’ADN est induit par des facteurs toxiques ou de fortes températures qui activent les caspases et endonucléases spermatiques.

DIFFÉRENCES ENTRE SPERMOGRAMME ET TEST POUR DÉTECTER LA FRAGMENTATION

Un spermogramme peut-il détecter les lésions dans le matériel génétique d’un spermatozoïde?

Non, le spermogramme évalue d’autres paramètres de l’échantillon de sperme comme la concentration des spermatozoïdes, leur motilité ou leur morphologie, mais il ne prend pas en compte l’intégrité du matériel génétique.

CAUSES

Qu’est-ce qui fait que l’ADN du spermatozoïde s’abîme?

Les causes sont nombreuses et peuvent être de type intrinsèque ou induites par des facteurs externes.

Les facteurs intrinsèques comprennent:

  • Sélection inefficace: la production de spermatozoïdes est localisée dans les tubules séminifères (testicules) et dans certains cas les spermatozoïdes et leurs cellules progénitrices souffrent d’altérations de type génétique qui ont pour résultat des ruptures de l’ADN. Ces spermatozoïdes abîmés sont généralement sélectionnés et éliminés, mais si le mécanisme de sélection fait défaut, des spermatozoïdes apparaissent avec l’ADN fragmenté dans l’éjaculat.
  • Maturation incorrecte: les spermatozoïdes souffrent d’un processus de maturation dans l’épididyme connu sous le nom de maturation épididymaire.

Ce processus de maturation comporte l’empaquetage de la chromatine nucléaire et l’acquisition de la motilité spermatique. Si ce processus n’est pas réalisé correctement, des lésions peuvent se produire dans l’ADN spermatique.

Les facteurs externes comprennent:

  • Dommage induit par radio/chimiothérapie.
  • Varicocèle.
  • Episode de forte fièvre.
  • Exposition à de fortes températures.
  • Maladie inflammatoire aiguë ou chronique.
  • Le stress oxydatif post-testiculaire: lors du transport des spermatozoïdes à travers l’épididyme, une fragmentation de l’ADN spermatique peut se produire. Un des mécanismes principaux est celui lié à la production de radicaux libres, que ce soit par des spermatozoïdes immatures ou par les cellules épithéliales de l’épididyme, qui endommagent directement le matériel génétique du spermatozoïde. De plus, l’activation de caspases et d’endonucléases spermatiques par des facteurs toxiques et des températures élevées peut également induire une fragmentation de l’ADN.

MÉTHODES DE DÉTECTION POUR LA FRAGMENTATION DE L’ADN SPERMATIQUE

Comment détecte-t-on la fragmentation de l’ADN spermatique?

Il existe plusieurs méthodes pour mesurer les niveaux de fragmentation. Dans notre centre, nous utilisons le test de TUNEL, qui est le test recommandé par les leaders d’opinion dans des études de fragmentation d’ADN.

En quoi certaines méthodes diffèrent-elles des autres?

La plupart des tests de fragmentation, comprenant le test SCSA et le test SCD, mesurent les dommages potentiels et la susceptibilité à la dénaturalisation de l’ADN, et pour cela ils ont un niveau de prévision très faible. Au contraire, le test TUNEL mesure les dommages réels et il possède une grande valeur prédictive dans les techniques de reproduction assistée. Actuellement, la valeur de coupe de normalité recommandée pour le test TUNEL est de < 15%.
Pour réaliser le test TUNEL, les spermatozoïdes réagissent avec un enzyme et les spermatozoïdes avec de l’ADN fragmenté présentent soit une coloration claire par microscopie en champ, soit une fluorescence de couleur verte s’ils sont observés par microscopie à fluorescence.

INDICATIONS CLINIQUES

Dans quels cas le test de fragmentation de l’ADN spermatique est-il indiqué?

Ce test est recommandé dans les cas suivants:

  • Infertilité idiopathique (de cause inconnue).
  • Après échecs répétés des techniques de reproduction assistée.
  • Cas où une mauvaise qualité embryonnaire a été observée.
  • atientes qui ont soufferts de fausses couches à répétition.
  • Varicocèle.
  • Hommes dont l’âge dépasse les 45 ans.
  • Cas de congélation de sperme (on vérifie que l’échantillon congelé possède des niveaux de fragmentation acceptables).
  • Episode de fièvre dans les trois derniers mois.

Consultez cas