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L’Institut Marquès atteint un taux de grossesse de 82% chez les femmes ayant subi un traitement oncologique

Nos résultats pour la procréation médicalement assistée montrent que sept patientes oncologiques sur dix ont été mères en moins de deux ans sans augmenter le risque que le cancer se reproduise

Coïncidant avec la Journée Mondiale contre le Cancer du Sein, l’Institut Marquès présente les résultats de son Service spécialisé en Oncologie et Procréation Médicalement Assistée qui vise à guider les patientes ayant vaincu le cancer sur leurs chances d’être mère après le traitement oncologique. 89% des patientes évaluées par l’Unité spécialisée de l’Institut Marquès ont été jugées aptes à entamer un processus de reproduction. 82% d’entre elles ont obtenu une grossesse grâce à différents traitements et 7 sur 10 sont devenues mères en moins de deux ans depuis leur consultation.

Le Dr Àlex García-Faura, gynécologue et Directeur du Service, affirme que «un grand nombre de ces femmes pourront avoir un enfant si elles ont déjà fini avec succès leur traitement de chimiothérapie, de radiothérapie ou de chirurgie, mais il est impératif que leur cas soit étudié par une équipe multidisciplinaire, comme le nôtre. C’est seulement ainsi que nous pourrons affirmer qu’être mère après le cancer est sans danger.» Par conséquent, nôtre équipe est composée d’experts de différentes spécialités, qui après avoir analysé le cas spécifique de chaque patiente, décident du traitement reproductif à suivre et du moment approprié pour le réaliser.

«La nécessité de préserver la fertilité chez les patientes oncologiques s’accentue due au fait que l’incidence du cancer chez les femmes en âge de procréer a augmenté ces dernières années à cause du retard de la maternité. En outre, la survie de ces maladies augmente également, avec un indice de 85% chez les personnes de moins de 50 ans», ajoute le Dr García-Faura.

La plupart des patientes ont souffert d’un cancer du sein

Cette évaluation multidisciplinaire aide ces patientes à devenir mères sans augmenter le risque de récurrence de la maladie. Le comité de l’Institut Marquès a déjà réalisé, pour le moment, un suivi de deux ans chez les patientes oncologiques qui sont tombées enceintes. Toutes restent en bonne santé.

Les traitements suivis ont été: Fécondation In Vitro (3,9%), Don d’Embryons (11,7%) et Don d’Ovules (84%). La moyenne d’âge de ces patientes est de 40 ans et le type de cancer le plus répandu est le cancer du sein (35%), suivi des cancers hématologiques, tels que la leucémie ou le lymphome (29%) et le cancer d’ovaire (14%). Au moment où elles demandent conseil pour être mères, en moyenne 8 ans se sont écoulés depuis que leur cancer a été diagnostiqué.

Les patientes qui n’ont pas été en mesure de commencer un processus de PMA (10% des femmes évaluées) sont dues au fait qu’elles n’ont pas encore terminé le traitement oncologique, à l’âge (plus de 50 ans) ou en raison d’un problème d’obésité morbide.

En cas de refus du traitement de la PMA, la patiente est informée des tests de diagnostic ou des traitements oncologiques à suivre avant de faire une nouvelle demande pour obtenir une grossesse.

Jusqu’à présent, la plupart des femmes qui ont souffert d’un cancer se voyaient déconseiller d’avoir des enfants.

Seules 10% des femmes ayant entamé un traitement de reproduction avaient vitrifié leurs ovules avant le traitement oncologique. «Malgré les progrès, face à un diagnostic de cancer, nous oublions souvent qu’à l’avenir, la patiente peut vouloir devenir mère» souligne le Dr Àlex García-Faura. “De plus, tant les équipes médicales que l’environnement le plus proche de la patiente ont tendance à se focaliser sur les risques de récidive de la maladie. Cependant, notre expérience montre que, si l’évaluation précédente donne son accord, les risques sont simplement ceux de toute grossesse», explique le gynécologue.